Thèse de doctorat

Nature originale de l’homme, religion originelle de Dieu. L’articulation de l’idée de fiṭra dans la pensée des théologiens du Kalām : ʿAbd al-Ǧabbār al-Hamaḏānī et Abū Ḥāmid al-Ġazālī

  • Soutenance : 3 mars 2023, EPHE, Sorbonne (Paris)
  • Doctorat : Religions et systèmes de pensée, spécialité études arabes et islamiques (École doctorale 472)
  • Laboratoire : Laboratoire d’études sur les monothéismes (LEM)
  • Direction : Pierre Lory (EPHE) ; codirection : Ali Benmakhlouf (UPEC)
  • Rapporteurs : Geneviève Gobillot (Université Jean Moulin Lyon 3), Gabriel Said Reynolds (University of Notre Dame)
  • Président du jury : Mohammad Ali Amir-Moezzi (EPHE)

Présentation

Le Coran (30:30) évoque la fiṭra sans la définir : nature, inné, disposition avec laquelle l’être humain vient au monde. Certains théologiens l’ont identifiée à l’islam, ce qui a nourri des débats historiques sur l’appartenance religieuse des nouveau-nés et sur ses conséquences juridiques.

La thèse suit deux axes. Le premier est cognitif : le rapport de la fiṭra à l’islam, et la distinction entre connaissance, foi (īmān) et islam. Le second est pratique : le « pacte primordial » (Coran 7:172), qui suppose un monothéisme inné, et ses liens avec l’action humaine et le décret divin.

L’étude compare deux théologiens, ʿAbd al-Ǧabbār al-Hamaḏānī (m. 1025) et Abū Ḥāmid al-Ġazālī (m. 1111), qui abordent ces questions épistémologiques et éthiques en donnant à la fiṭra des contenus conceptuels différents.

Avis de soutenance (EPHE)